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Texte à méditer :   La nature nous a donné deux oreilles et seulement une langue afin que nous puissions écouter deux fois plus que nous ne parlons.   Proverbe grec


He Dieu

Hé ! Dieu, si j'eusse étudié
Au temps de ma jeunesse folle
Et à bonnes moeurs dédié,
J'eusse maison et couche molle !
Mais quoi ? Je fuyais l'école,
Comme fait le mauvais enfant.
En écrivant cette parole,
À peu que le coeur ne me fend.

François Villon (1431-1463)
 


Né en 1431 probablement le 8 avril, donc sous l'occupation anglaise, orphelin de père, il est confié pour une raison encore inconnue à son « plus que père », Guillaume de Villon, chanoine et répétiteur canonique de Saint-Benoît-le-Bétourné, chapelle ainsi nommée, parce que son chœur, mal tourné, n'était pas orienté à l'Est mais vers l'Ouest. Son tuteur l'envoie faire des études à la faculté des Arts de Paris afin qu'il accède au statut privilégié de clerc. Il est bachelier en 1449, et obtient en 1452 la maîtrise ès arts à l'Université de Paris qui est agitée à cette époque où les diplômés, trop nombreux, vivent pour certains dans la misère et tournent mal. De 1451 à 1453, les chahuts estudiantins se multiplient. Il y a des heurts avec la police, le tout sur fond de querelle entre l'université et le roi Charles VII de France qui va jusqu'à la suppression pure et simple des cours de 1453 à 1454 – suppression provoquée par une longue grève des professeurs. Villon néglige alors l'étude pour aller courir l'aventure. Il relate plus tard avec regret cette époque dans son Testament :

Mais quoy ! je fuyoië l'escolle
Comme fait le mauvaiz enffant
En escripvant cette parolle
A peu que le cueur ne me fent !

À partir de cette époque, sa vie a pour toile de fond les lendemains de la guerre de Cent Ans et son cortège de brutalités, de famines et d'épidémies.

"Frères humains qui après nous vivez
N'ayez les cuers contre nous endurciz,
Car, se pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz."

La Ballade des pendus est le poème de François Villon le plus connu. Il est communément admis, même si ce fait n'est pas clairement établi, que Villon le composa lors de son incarcération en l'attente de son exécution suite à l'affaire Ferrebouc où un notaire pontifical fut blessé au cours d'une rixe.


Date de création : 05/03/2016 @ 16:06
Catégorie : Nos travaux - CM2 FM-Vie de classe-Poésies
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